Les perturbateurs : est-ce vraiment la porte vers un monde fantastique?

S’il y a bien une catégorie de drogues autour de laquelle il y a eu un gros HYPE dans les dernières années, ce sont les perturbateurs. La légalisation du cannabis est venue mettre le sujet sur la table, ce qui a sans doute alimenté les discussions, et surtout, les opinions!

“Le cannabis c’est le démon, moi je ne touche pas à ça!”, ou le fameux “Le cannabis ça guérit l’anxiété ET la dépression”, on en a vu de toutes les couleurs.

Le cannabis n’est d’ailleurs pas la seule substance à avoir été beaucoup discutée, notamment avec la popularisation de la pratique de microdosing d’hallucinogènes comme les champignons magiques.

Comment se retrouver dans toutes ces informations parfois contradictoires? On vous a préparé cet article pour mieux comprendre les perturbateurs. Globalement, ils altèrent notre façon de réfléchir, de percevoir et de ressentir ce qui peut engendrer des hallucinations, de la dissociation ou de la difficulté à nous retrouver dans le temps ou notre espace.

On les sépare en trois sous-catégories, soit les cannabinoïdes, les hallucinogènes et les dissociatifs.

Les hallucinogènes

Parfois appelées psychédéliques, ces substances modifient les perceptions, l’humeur et les cognitions, et elles influencent tous les sens, ce qui peut occasionner des hallucinations. Et oui, on peut aussi halluciner des goûts et des odeurs!

En plus des hallucinations, ils peuvent causer:

  • une sensation de relaxation et de bien-être
  • une augmentation de la créativité
  • de la confusion
  • des pertes de mémoires
  • de la difficulté à se concentrer
  • une distorsion du temps (généralement ralenti, parfois accéléré)
  • des “boucles de pensée”, où certaines pensées deviennent envahissantes.

Les hallucinations désagréables ou les émotions intenses non souhaitées peuvent causer de la panique et des comportements imprévisibles, ce à quoi on réfère généralement comme un badtrip.

Physiquement, on peut aussi vivre :

  • une augmentation de la température corporelle
  • une accélération du rythme cardiaque/de la respiration
  • une augmentation de la sudation
  • des frissons
  • des étourdissements
  • une diminution de la coordination
  • une vision embrouillée
  • des vomissements
  • des engourdissements

Les substances qu’on voit le plus sont le LSD, la psilocybine présente dans les champignons magiques, la DMT et le 2-CB.

Les cannabinoïdes : c’est pas juste le THC!

Cette sous-catégorie comporte toutes les substances qui viennent activer les récepteurs du système endocannabinoïde. Ce dernier est impliqué dans la récupération après un stress, la protection des systèmes nerveux et immunitaire et la stabilisation des processus physiques et mentaux.

Psychologiquement, ils ont tendance à produire :

  • une sensation de joie
  • de l’hilarité, ce qui explique qu’une blague très moyenne peut nous envoyer dans un fou rire de 30 minutes
  • une sensation de relaxation
  • un sentiment d’introspection
  • des pertes de mémoire
  • de l’anxiété

Mais aussi, une diminution de la motivation rapportée (à interpréter avec nuance), de l’attention et des réflexes.

Physiquement, on peut aussi vivre :

  • une augmentation du rythme cardiaque
  • des maux de tête
  • des étourdissements
  • de la sécheresse buccale
  • des yeux rougis
  • de la somnolence
  • une augmentation de l’appétit
  • des nausées

On trouve plusieurs composés du cannabis dans cette catégorie comme le THC, le CBD, le HHC et le CBN, mais aussi des cannabinoïdes synthétiques comme le spice et le K2.

Les dissociatifs

Comme leur nom l’indique, ces substances induisent un sentiment de dissociation/déconnexion de soi et/ou de son environnement, tout en altérant nos sensations.

Lorsqu’on en consomme, on a tendance à ressentir des effets physiques des dépresseurs et des effets psychologiques des perturbateurs.

On pourrait aussi ressentir :

  • de la relaxation, de la joie
  • de l’introspection
  • une incapacité de bouger
  • des hallucinations
  • de la peur ou de la panique
  • une perte d’équilibre et vertige
  • des nausées et vomissements

On y compte notamment la kétamine, le DXM du sirop pour la toux en vente libre, les poppers et les protoxydes d’azote (tout comme dans STAT!).

Conclusion

Finalement, s’il y a bien une chose qu’on a entendue sur les perturbateurs qui reste pertinente, c’est de porter grandement attention à notre état d’esprit et notre environnement/entourage lorsqu’on les consomme, comme ces facteurs pourraient grandement impacter notre expérience.

Pour mieux comprendre cette interaction, n’hésitez pas à consulter notre article sur la loi de l’effet!

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